Né à Beyrouth en 1966, façonné par quatre cultures, forgé par l'adversité et porté par une conviction inébranlable : les idées et les hommes peuvent changer le monde.
C'est la question que je me posais déjà à l'âge de 10 ans. Enfant, je concevais mon cerveau comme une entreprise avec mille ouvriers qui rangeaient mes connaissances dans autant de tiroirs. Je rêvais de la liberté qu'ont les oiseaux de voler pour voir le monde d'en haut et me plaisais à imaginer pouvoir offrir à une piscine ses vacances d'été au bord de la mer, pour la remercier de ce qu'elle offrait elle-même toute l'année aux baigneurs.
Cette liberté de penser se traduira plus tard en liberté d'action et d'expression, ainsi qu'en une source inépuisable d'idées et de solutions, souvent improbables. J'avoue qu'elles me sont offertes plus que je ne les cherche et font de moi un acteur qui se définit par son énergie créatrice et sa force de conviction.
Je préfère parler de liberté et d'humanisme plutôt que de libre marché ou de socialisme. J'ai toujours préféré des visions idéalistes de construction commune et partagée à ces antagonismes.
Né en 1966 à Beyrouth, au Liban, j'ai grandi en Suisse, imprégné de mes multiples origines libanaises, syriennes, costaricaines et suisses. De ces racines multiculturelles, je tire mon ouverture au monde et à toutes les cultures, ma vision transnationale, mon profond attachement aux valeurs humaines, ainsi que ma soif de donner et de recevoir.
De mon père, que j'ai perdu à l'âge de 18 ans — maître menuisier-ébéniste et architecte du bois, champion de curling — j'ai reçu l'amour de la perfection, le désir de tout apprendre, l'esprit sportif, ainsi que l'âme et les mains d'un artiste. De ma mère, fille d'une grande famille libanaise, j'ai pris la foi, le sens de l'accueil et de l'entraide. Toutes ces valeurs, il me tiendra à cœur de les transmettre à mes trois enfants.
Après avoir obtenu une licence en littérature latino-anglaise, je suis entré à l'Université de Lausanne en 1987 pour étudier le droit. Je me destinais à défendre "la veuve et l'orphelin". Ces études, je les ai sabordées peu avant la fin, échouant par désillusion sur mes chances d'exercer le métier d'avocat dans le respect de mes idéaux.
Les questions que je me posais sur notre société, ses contradictions et ses inégalités, m'ont poussé vers la Faculté des sciences sociales et politiques de Lausanne, où j'ai obtenu une maîtrise en 1994. J'ai également suivi diverses formations en management et effectué un passage en faculté de psychologie pour tenter de répondre à d'autres questions.
Plus que tout, c'est sur le terrain et dans la pratique que j'ai appris le plus. Le résultat : une connaissance encyclopédique de la vraie vie, de la réalité des gens et du système, de ce qui se voit et, encore plus, de ce qui ne se voit pas.
Affamé de découvrir le comment et le pourquoi, j'ai souvent repoussé les limites du raisonnable — et les ai parfois dépassées, au risque de m'en brûler les ailes. Aucune école ne peut nous enseigner ce que la vraie vie nous apprend sur le système dans lequel nous vivons, riche et complexe, pour le pire et pour le meilleur.
À l'âge de 14 ans, j'ai créé mon premier projet en imaginant des plans de ville avec des encarts publicitaires, à une époque où cela n'existait pas encore dans nos régions. Quelques années plus tard, j'ai ouvert ma première société pour offrir des services de conseil stratégique et de communication aux entreprises.
Même si je n'avais pas encore terminé mes études universitaires, je n'allais que rarement en cours, occupé à proposer mes visions stratégiques à de petits entrepreneurs. Et déjà, je commençais à intervenir dans des situations délicates, recréant de nouvelles voies d'espoir et de développement pour certains de mes premiers clients en difficulté.
À l'âge de 29 ans, je suis devenu le bras droit d'un grand entrepreneur suisse, Jürg Staübli, propriétaire d'un groupe de sociétés. Un an plus tard, il a été attaqué de toutes parts dans un contexte digne des plus grands thrillers politiques et économiques. Cette intense crise financière, judiciaire et humaine me révéla comme un gestionnaire de crise taillé pour ce genre d'épreuves — solide, calme, droit et fidèle dans la tempête.
À partir de ce jour, j'ai eu le privilège de côtoyer les plus grands acteurs économiques et politiques du pays, tantôt dans un rôle de guerrier, tantôt dans celui d'éminence grise.
Dans les années 2000, j'ai participé en tant que sponsor, acteur et orateur à plusieurs éditions du Forum de Crans Montana, une ONG qui réunit les plus grands acteurs internationaux et les pays en développement pour construire un monde meilleur.
En plus de 25 ans de combat entrepreneurial et humain, j'ai maintes fois pris la place de ceux que je défendais, n'hésitant pas à subir les pires attaques et à prendre des responsabilités à la place des coupables ou des absents, lorsque j'estimais que la cause ne pouvait être abandonnée.
C'est ainsi que je suis devenu, sur le terrain, un expert en gestion, en droit des affaires, en comptabilité et en finance d'entreprise, ainsi qu'un connaisseur averti des dangers et des procédures liés aux contextes de faillite, d'endettement et de restructuration de projets ou d'entreprises.
J'ai subi des procès, des faillites, des échecs personnels et financiers tout au long de mon parcours, et connu de grands succès et des victoires multiples. J'ai servi une bonne douzaine de gros dossiers, parfois sur plusieurs années, dans des domaines aussi variés que la décoration d'intérieur, l'immobilier, la construction, le golf, l'automobile, les produits de soins naturels, l'agriculture, et bien d'autres.
En 2014, j'ai créé JuriFidu, une association de conseil juridique à but non lucratif, dont l'objectif est de rendre accessible à tous une assistance administrative et juridique professionnelle et complète. Cette association œuvre aujourd'hui sous la forme d'une plateforme de compétences et d'un réseau de professionnels dédiés à l'accompagnement d'un large public d'indépendants, de TPE et de PME.
2017 est un tournant dans ma carrière. Je ressens le besoin de répondre à d'autres besoins. Je donne alors une place primordiale à ma contribution au mieux-être de l'humanité, à travers des projets qui répondent à des priorités vitales, tant pour la planète que pour les populations.
Pour la planète, je m'implique dans des projets de récupération et de recyclage des déchets, et dans un projet disruptif en matière de transport maritime et d'énergie propre.
Deux incidents de santé posent de nouveaux jalons. Un accident qui manque de me coûter la vie en 2018 précède mon engagement actif dans le domaine de la médecine traditionnelle, à travers l'Ayurvéda, pour investir ensuite le champ de la santé intégrative, de l'éducation et de la médecine plurielle.
En 2021, je souffre d'une maladie infectieuse potentiellement mortelle, dont je reviens, au dire des docteurs, miraculeusement guéri. La même année, je fonde avec ma mère une ONG, Soundness World, pour promouvoir et encourager tout projet durable et équilibré.
Dès 2024, je reprends, de manière sélective, mes activités de conseiller stratégique et d'entrepreneur philanthropique.
En 2026, je reprends des activités de conférencier et de formation, et j'entame l'écriture de mon premier livre sur la transmission d'entreprise.
Une trajectoire singulière,
une conviction intacte.